• Stéphanie Deymier

Gestion de la pandémie COVID-19

Mis à jour : nov. 15

Prévention-Hygiène et sécurité

La période exceptionnelle que nous traversons appelle à la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires à la protection des agents publics et des usagers, tout en permettant la continuité des services publics essentiels.

Au regard de l’évolution rapide de la situation, il est nécessaire de rechercher régulièrement des informations actualisées sur le site du Gouvernement :https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

Informations générale concernant le coronavirus

1 – QU’EST QUE LE CORONAVIRUS ?

Les coronavirus font partie d’une vaste famille de virus susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’Homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.

Le 30 janvier 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et le 11 février dernier, l’OMS a nommé la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus le COVID-19.

Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Le 23 mars 2020, le Parlement a adopté la loi n°2020-290 d’urgence pour faire face à l’épidémie de COVID-19.

2 – D’OÙ VIENT LE CORONAVIRUS ?

Les premières personnes à avoir contracté le virus s’étaient rendues au marché de Wuhan dans la Province de Hubei en Chine. La maladie semblerait donc venir d’un animal (zoonose) mais l’origine n’a pas été confirmée.

3 – QUELLE EST LA DANGEROSITÉ DU CORONAVIRUS ?

Le coronavirus est dangereux pour trois raisons :

• Il est très contagieux : chaque personne infectée va contaminer au moins 3 personnes en l’absence de mesures de protection.

• Il est contagieux avant d’être symptomatique, c’est à dire qu’une personne contaminée, qui ne ressent pas de symptômes peut contaminer d’autres personnes.

• Environ 15% des cas constatés entraînent des complications et 5% de ces dernières nécessitent une hospitalisation en réanimation.

4 – QUELS SONT LES MODES DE TRANSMISSION ?

La maladie se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées invisibles lors d’une discussion, d’éternuements ou de la toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, d’une toux, d’un éternuement ou en l’absence de mesures de protection.

Un des autres vecteurs privilégiés de la transmission du virus est le contact des mains non lavées souillées par des gouttelettes. C’est donc pourquoi les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale sont indispensables pour se protéger de la maladie.

Peut-on être en contact d’un malade sans être contaminé ?

Le risque est toujours présent, et plus le contact est long et rapproché, plus le risque de contamination augmente (plus de 15 minutes, à moins d’un mètre). C’est la raison pour laquelle la distanciation sociale et les mesures barrières doivent être appliquées. Il est donc possible de vivre avec un cas COVID-19 à domicile si l’on respecte scrupuleusement les gestes barrières.

Le virus circule-t-il dans l’air ?

Non, il ne peut pas vivre dans l’air tout seul. Le coronavirus responsable du COVID-19 se transmet par les gouttelettes, qui sont les sécrétions respiratoires qu’on émet quand on tousse, qu’on éternue où qu’on parle.

Le virus est transporté par les gouttelettes, il ne circule pas dans l’air tout seul, mais peut atteindre une personne à proximité (<1 mètre) ou se fixer sur une surface souillée par les gouttelettes, comme les mains ou les mouchoirs. C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale.

Combien de temps le Covid-19 peut-il vivre sur une surface ?

Dans des conditions propices à sa survie, le virus pourrait survivre, sous forme de traces, plusieurs jours sur une surface. Toutefois, ce n’est pas parce qu’un peu de virus survit que cela est suffisant pour contaminer une personne qui toucherait cette surface. En effet, au bout de quelques heures, la grande majorité du virus meurt et n’est probablement plus contagieux. Pour rappel, la grande transmissibilité du coronavirus COVID-19 n’est pas liée à sa survie sur les surfaces, mais à sa transmission quand on tousse, qu’on éternue, qu’on discute ou par les gouttelettes expulsées et transmises par les mains. C’est pour cela qu’il est important de respecter les gestes barrières et les mesures de distanciation sociale.

Peut-on attraper la maladie par l’eau ?

À ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau. Cette maladie est à transmission interhumaine par la voie des gouttelettes (toux, éternuements, mains souillées par les gouttelettes). La source originelle du virus n’est pas encore identifiée mais semble d’origine animale.

Existe-t-il des risques liés aux aliments ?

Au vu des informations disponibles, le passage du coronavirus COVID-19 de l’être humain vers une autre espèce animale semble actuellement peu probable, et la possible contamination des denrées alimentaires d’origine animale (DAOA) à partir d’un animal infecté par le COVID-19 est exclue. Les aliments crus ou peu cuits ne présentent pas de risques de transmission d’infection particuliers, dès lors que les bonnes règles d’hygiène habituelles sont respectées lors de la manipulation et de la préparation des denrées alimentaires.

5 – QUELS SONT LES SYMPTÔMES DU COVID-19 ?

Les symptômes principaux sont la fièvre (ou la sensation de fièvre) et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement. Plus récemment, il a été rapporté des pertes de goût ou d’odorat, notamment chez les plus jeunes patients.

Chez les personnes développant des formes plus graves, on retrouve des difficultés respiratoires, pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation et au décès.

6 – QUEL EST LE DÉLAI D’INCUBATION DE LA MALADIE ?

Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours.

Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

7 – APRÈS AVOIR GUÉRI DU CORONAVIRUS EST-ON IMMUNISÉ OU PEUT-ON TOMBER MALADE UNE SECONDE FOIS ?

Après avoir rencontré un virus, notre organisme développe des défenses immunitaires appelées anticorps, lui permettant de se défendre contre ce virus.

Bien qu’on soit encore à un stade précoce pour se prononcer sur cette question, de l’avis des scientifiques les premières données semblent rassurantes, car ce jour, aucun cas réellement confirmé de recontamination ne semble avoir eu lieu.

8 – EXISTE-T-IL UN VACCIN ?

Il n’existe pas de vaccin contre le coronavirus COVID-19 pour le moment. De nombreux laboratoires travaillent sur l’élaboration de vaccins, mais ceux-ci ne devraient pas être disponibles avant plusieurs mois.

Concernant les traitements, plusieurs sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le coronavirus COVID-19.

9 – LA PRISE D’ANTI-INFLAMMATOIRE (IBUPROFÈNE) POURRAIT ÊTRE UN FACTEUR D’AGGRAVATION DE L’INFECTION ?

De manière générale, l’automédication par anti-inflammatoires doit être proscrite. De plus, il semblerait que les anti-inflammatoires non stéroïdiens pourraient être un facteur d’aggravation de l’infection. Ainsi, dans le cas d’une infection au coronavirus COVID-19, le paracétamol est recommandé.

Si vous êtes déjà sous anti-inflammatoires ou en cas de doute, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou consultez le site https://www.covid19-medicaments.com (réalisé avec le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance).

10 – LA VENTE DE PARACÉTAMOL EST-ELLE LIMITÉE ?

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a décidé, afin de garantir leur disponibilité, qu’à partir du 18 mars 2020, les pharmaciens pourront délivrer sans ordonnance une seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g) par patient ne présentant aucun symptôme, ou deux boites (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre).

La vente sur Internet des médicaments à base de paracétamol, d’ibuprofène et d’aspirine est suspendue.

11 – LA CHLOROQUINE EST-ELLE VRAIMENT UN REMÈDE MIRACLE CONTRE LE CORONAVIRUS ?

À ce stade, l’efficacité de la chloroquine dans le traitement de l’infection à COVID-19 n’a pas été scientifiquement démontrée.

Le Haut-Conseil de Santé Publique recommande de ne pas utiliser ce traitement en l’absence de recommandation à l’exception des cas graves à l’hôpital, sur décision collégiale des médecins, et sous surveillance stricte. Le Haut Conseil exclut toute prescription dans la population générale et pour des formes non sévères en l’absence de toutes données probantes pour le moment.

Le ministre des Solidarités et de la Santé a pris le 26 mars dernier un arrêté pour encadrer l’utilisation du médicament, qui sera accessible aux équipes hospitalières qui le souhaitent pour l’utiliser selon ces orientations précises. Il ne s’agit pas d’une autorisation de mise sur le marché ni d’une utilisation libre. D’importantes études cliniques, sur plusieurs milliers de malades en Europe dont 800 malades en France, sont en cours pour identifier le ou les traitements les plus efficaces.

12 – QUELLES PISTES EN COURS POUR UN TRAITEMENT CONTRE LE COVID-19 ?

Les patients infectés par le coronavirus bénéficient aujourd’hui de traitements symptomatiques.

Un grand essai clinique a démarré au niveau européen pour évaluer plusieurs traitements. Cet essai, dénommé DISCOVERY, a pour but d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le COVID-19.

Les molécules testées sont le Remdesivir, l’association Lopinavir + Ritonavir, l’association Lopinavir + Ritonavir + interféron beta et enfin l’hydroxychloroquine.

L’essai compte inclure notamment 800 patients en France. Il y a donc de nombreuses pistesµ thérapeutiques potentielles, mais dont l’efficacité et l’innocuité doivent être démontrées. Pour le moment aucune n’est favorisée et, aucun traitement spécifique n’est validé.

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